Blogs Lalibre.be
Lalibre.be | Créer un Blog | Avertir le modérateur

Pourquoi une démission de courtoisie du gouvernement ?

phillipe di rupo.jpg

Le roi Philippe n'a pas bouclé ses valises immédiatement après la prestation de serment de ce 21 juillet. Mieux, sa première journée de travail ce lundi 22 juillet est même particulièrement chargée au Palais de Bruxelles.

Notamment, parce qu’il s’agit de s’inscrire dans la tradition politico-monarchique : à nouveau roi, nouveau gouvernement sauf qu’il n’est évidemment pas question pour Philippe d’accepter la démission du gouvernement fédéral actuel. N’empêche que ce lundi matin, Elio Di Rupo a été reçu en audience et est présenter sa démission au nouveau roi qui l'a refusée tout aussitôt avant de confirmer le gouvernement en place.

Voilà un usage qui s’explique : lorsqu’un nouveau souverain vient d’être installé, le gouvernement lui offre sa démission afin qu’il puisse apprécier en toute liberté l’équipe mise en selle par son prédécesseur. Ce n’est clairement pas une obligation légale, mais une coutume qui puisait son origine dans l’article constitutionnel qui prévoit que le Roi nomme et révoque ses ministres.

Dans les faits, on sait que les partis se mêlent de plus en plus de cette prérogative. En 1993, l’équipe rouge-romaine de Jean-Luc Dehaene avait été reconduite, mais il n’en alla pas de même au moment du dénouement de la “Question…” où il fallut vraiment tenir compte de la démission de Jean Duvieusart qui allait être remplacé comme Premier ministre par Joseph Pholien. Ce dernier forma lui aussi une équipe qui était composée uniquement de sociaux-chrétiens qui avaient alors la majorité absolue.

On n’imaginait cependant pas un instant que le roi Philippe connaisse le sort de feu son oncle Baudouin ici et qu’il accepta vraiment la démission de l’actuelle équipe gouvernementale qui a encore pas mal de pain sur sa planche avant la “mère de toutes les élections”, le 25 mai 2014…

Christian Laporte

Les commentaires sont fermés.