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Chasseurs de têtes - bureau de recrutement : Quelles différences ?

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A l’heure où le gouvernement fédéral cherche la perle rare pour succéder à Johnny Thijs à la tête de Bpost et que Dominique Leroy succède à Didier Bellens à la tête de Belgacom, on entend beaucoup parler de chasseurs de têtes ou de bureau de recrutement. Ce n’est pas la même chose. Et ce sont deux chasseurs de têtes, Annick Declercq-Kloppert et Philippe De Wil du bureau Inex SA (bureau fondé en 1975 par Daniel Henriet) qui le disent : "Avec la succession de Didier Bellens, on a un peu entendu tout et n’importe quoi. Mais nous tenons à préciser les choses : un chasseur de têtes et un bureau de recrutement ne travaillent pas du tout de la même manière", explique Annick Declercq-Kloppert.

Si la référence au chasseur de têtes fait souvent l’objet de fantasme, la relative discrétion de ceux qui pratiquent ce métier s’explique par la nécessité qu’ont ces derniers de nager en eaux profondes. "Nous ne travaillons pas sur une base de données. Nous ne servons pas de simple intermédiaire entre l’entreprise et les candidats. Nous sommes plutôt des conseils, nous travaillons selon la méthode de l’approche directe. Notre démarche est avant tout basée sur la personnalité. L’humain est au cœur de notre travail", explique à son tour Philippe De Wil.

Pour nos deux interlocuteurs, la profession dispose aussi d’une éthique : "Nous respectons nos clients. Si nous permettons à une entreprise de trouver le candidat qu’elle souhaitait, nous n’allons pas rechercher ce candidat un an après car nous pensons qu’il correspond au nouveau profil que nous sommes censés rechercher", poursuit Annick Declercq-Kloppert.

Le bureau Inex est sollicité avant tout pour des fonctions de cadres supérieurs, de cadre du middle mais également pour les fonctions dites "rares" : "Il est parfois plus difficile de trouver un ingénieur de maintenance particulièrement pointu qu’un chef d’entreprise. Il est important de trouver, certes, la personne avec la meilleure compétence possible pour le métier visé mais il est nécessaire également que cette personne corresponde à l’esprit de l’entreprise. Pour que la greffe prenne", explique encore Philippe De Wil.

Une critique des réseaux sociaux

Un vrai travail d’artisan, en somme, selon la définition qu’en font nos interlocuteurs. "Le bureau de recrutement effectue un travail plus industriel. Notre volonté est d’être créatif en allant parfois chercher un candidat qui vient d’un secteur inattendu", précisent-ils. Les chasseurs de têtes sont également très critiques à l’égard de LinkedIn et des autres réseaux sociaux. "Ils peuvent nous être utiles à un moment donné lorsque nous sommes en phase de recherche mais ça s’arrête là."

Inex est un cabinet de chasseur de têtes de taille moyenne, ce n’est pas à lui que l’on fera appel pour les tops managers de nos entreprises publiques par exemple : "Nous travaillons essentiellement pour des gens dont le salaire annuel oscille entre 60000 € et 250 000 €", concluent les deux chasseurs de têtes.

S.TA.

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